Collection Eugène Corbin ;
Vente, Sotheby’s, New York, 23 octobre 2008, n°56 (invendu) ;
Localisation actuelle
Inconnue
Expositions
Bibliographie
Leroi, 1903 (ii), p. 168 ;
Alexandre, 1946, p. 22 ;
Cat. exp. Nancy, 1988, p. 27 ;
Thomas, 2002, p. 22 ;
Cat. exp. Nancy, 2016-17, p. 192 (confondu avec L’orpheline en prière) ;
Fayet, s.d., p. 12 ;
Notice
Dans L’Angélus, Friant reprend la figure agenouillée de L’orpheline mais la place dans un contexte différent, la jeune fille ne prie plus dans un paysage pur, au milieu d’arbres et de fleurs mais, devenue bergère, se recueille au moment de l’Angélus, pendant que ses moutons paissent à l’arrière plan. La jeune fille est placée en très gros plan, dans une grande proximité avec le spectateur, comme si Friant avait voulu faire partager à ce dernier l’émotion et la ferveur de la jeune fille. Une grande spiritualité se dégage de cette scène à laquelle la lumière crépusculaire confère un sentiment de solitude et de mélancolie.
Friant est revenu à plusieurs reprises sur ce sujet, créant une gravure intitulée L’Angélus de profil, puis une autre gravure en 1913, proche du tableau. Il est remarquable que l’impression de mélancolie y soit également très nette. En 1913 les menaces de guerre se faisaient déjà entendre ; Friant pressentait-il que la Lorraine allait bientôt être plongée à nouveau dans le chaos et ressentait-il le besoin de prier pour sa patrie ? Toujours est-il que la sincérité, l’émotion qui émanent de la gravure, prouvent la capacité de Friant à réutiliser un thème et à en conserver intacts les sentiments qu’il éprouve.
Il existe au moins une autre version de L’Angélus, datée 1926 (n°).