Chronologie

Tout au long de sa carrière, Emile Friant a participé à de très nombreuses expositions en France et également à l’étranger. Sont mentionnées ci-après les expositions principales, les Salons de Paris et de Nancy où il était présent presque chaque année, ainsi que celles qui furent déterminantes pour sa carrière. Figurent uniquement les expositions incluant les techniques faisant l’objet du catalogue raisonné : huiles, pastels, gouaches et aquarelles.

Abréviations : SAAN = Salon de la Société des Amis des Arts de Nancy
SLAA = Salon de la Société lorraine des amis des arts, Nancy
SAF = Salon de la Société des Artistes français (ou Salon des Champs-Elysées), Paris.
SNBA = Salon de la Société nationale des Beaux-Arts (ou Salon du Champ de Mars), Paris.

1863

  • Naissance d’Emile Friant le 16 avril à Dieuze, unique enfant de Virgile Friant, chef d’atelier aux salines de la ville, et de Catherine Torlotin, couturière, notamment chez Joseph Parisot, pharmacien et maire de la ville. Sans enfants, le pharmacien et son épouse s’attachent à Emile.

1872

  • Installation à Nancy, après l’annexion de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine par la Prusse. Virgile Friant est embauché dans une entreprise fabriquant des lits en fer, avant de fonder une petite entreprise de serrurerie.
  • Madame Parisot, devenue veuve, s’installe à Nancy. Emile la considèrera comme une « seconde mère ».
  • Scolarisé à l’internat Callot (futur lycée Loritz), Emile manifeste déjà sa détermination de devenir peintre. Seuls les cours de dessin, dispensés par les peintres Jules Larcher (1842-1920) et Ernest Charbonnier (1846-1932) le passionnent alors qu’il délaisse les autres matières. Il passe le plus clair de son temps à se promener et à crayonner dans la campagne nancéienne et le long de la Meurthe toute proche.
  • Rencontre chez Charbonnier Louis Corbin, futur collectionneur d’art lorrain et de Friant.

1874-1875

  • Intègre le lycée de la ville où il ne se plait pas.
  • Entre à l’école municipale de dessin et de peinture dont Théodore Devilly (1818-1886) est directeur.
  • Fait la connaissance des futurs artistes Camile Martin (18631-1898), Victor Prouvé (1858-1943), Matthias Schiff (1862-1886) et Ernest Bussière (1863-1913), également élèves à l’école. Ils se lient d’une amitié qui durera toute leur vie

1876

  • Quitte le lycée (vérifier date) mais, sur le conseil de Devilly, continue ses études classiques auprès d’un professeur particulier.

1877-1879

  • Peint de nombreux tableaux : sujets académiques, autoportraits, portraits, paysages, natures mortes etc.

1878

  • Première exposition : il envoie au Salon de la Société des Amis des Arts de Nancy (SAAN) quatre tableaux dont un Autoportrait (n°0035-H) qui est remarqué par sa facture énergique. Il a 15 ans.

1879

  • Sur le conseil de Théodore Devilly, il quitte l’école municipale de dessin et s’installe à Paris afin de parfaire sa formation à l’Ecole des Beaux-Arts. Il intègre l’atelier du célèbre peintre académique Alexandre Cabanel (1823-1889), l’un des plus illustres professeurs de l’Ecole.
  • Peint de très nombreuses esquisses, tout comme Prouvé qu’il a retrouvé à l’Ecole des Beaux-Arts, si bien que leurs condisciples les surnomment les « esquissiers ».
  • Commence à alterner les séjours entre Paris et Nancy, ce qu’il fera jusqu’à la fin de sa vie.

1880

  • Découvre à Paris les grands maîtres de l’époque, dont Jean-Léon Gérôme, Ernest Meissonier et surtout Jules Bastien-Lepage, chef de file du Naturalisme, dont l’art l’inspirera durablement.
  • Lors d’un séjour à Nancy, exécute deux grandes toiles destinées à décorer le château d’Art-sur-Meurthe (n°0076-H).
  • Expose un tableau à la SAAN.

1881

  • Rentre à Nancy afin d’exécuter une œuvre pour le Salon parisien de 1882. Il choisit le thème traditionnel de l’enfant prodigue.
  • Le Salon de Paris devient le Salon de la Société des Artistes Français (SAF).

1882

  • Achève avec difficulté L’Enfant prodigue (n°0092-H) qu’il envoie au Salon de la SAF, (mai-juin) avec Intérieur d’atelier (0093-H). Cette première exposition de Friant à Paris marque une étape importante : les deux tableaux sont acceptés par le Jury et bien accueillis, le premier par l’Etat qui l’acquiert, le second par les critiques, unanimes à louer ses qualités. Il a 19 ans.
  • Décore, en collaboration avec Camille Martin, un meuble (n°0096-H) qui compte parmi ses rares incursions dans le domaine des Arts Décoratifs.
  • Expose trois tableaux à la SLAA dont le Portrait de M. Sidrot (n°0082-H), remarqué par les chroniqueurs.

1883

  • Produit dans les années 1883-1886 une magnifique série de portraits à l’huile, au crayon ou au fusain, ainsi que des scènes intimes montrant ses contemporains vus dans leurs activités quotidiennes.
  • Rencontre Charles de Meixmoron de Dombasle, dont il fait un grand portrait qu’il expose à la SAF (mai-juin) sous le titre Un peu de repos (n°0103-H).
  • Participe à la Triennale des Beaux-Arts de Paris (septembre-octobre) avec deux tableaux.
  • Rencontre Jules Bastien-Lepage (cf O. Thomas p. 12).
  • Tente le concours du Grand Prix de Rome. Il obtient un décevant mais encourageant Second Grand Prix avec Oedipe maudissant Polynice (n°0102-H). Il reçoit le prix de 1 000 F créé par la Duchesse de Cambacérès, qui récompense trois jeunes artistes de l’Académie des Beaux-Arts (cf. le cat 2016-17). Le jury de l’Ecole des Beaux-Arts lui accorde la Grande Médaille d’émulation pour ses travaux de l’année.
  • S’initie à la gravure, probablement sous l’influence de ses amis Victor Prouvé, Georges Jeanniot et Eugène Decisy.

1884

  • Tente une deuxième fois le concours du Prix de Rome. Il échoue avant d’avoir accédé à l’épreuve finale.
  • Un tableau à la SAF (mai-juin), Le coin favori (n°0106-H), pour lequel il reçoit une médaille de troisième classe.
  • Expose à Nancy, dans la vitrine de M. Olivier, Les buveurs ou Le travail du lundi (0121-H), première œuvre d’inspiration purement naturaliste.
  • Passe en automne six semaines à Diénay en Bourgogne, chez Charles de Meixmoron de Dombasle. Il y peint plusieurs paysages et portraits.
  • Décès de Jules Bastien-Lepage le 10 décembre.
  • Trois tableaux à la SLAA.

1885

  • Concourt une troisième et dernière fois au Prix de Rome. Il échoue avant d’accéder à l’épreuve finale. Il renonce à se faire un nom par la voie officielle et va chercher à s’imposer aux Salons de Paris et de Nancy.
  • Deux tableaux à la SAF, le Portrait de Mme M. (n°0150-H) et L’ébauche (n°0151-H), qui lui valent la première médaille de seconde classe et le placent définitivement Hors Concours.
  • Rencontre chez le sénateur Volland, maire de Nancy, (cf cat 2016/17) l’acteur Constant Coquelin, dit Coquelin aîné avec qui il se lie d’amitié et dont il peindra de nombreux portraits. Vérifier date rencontre

1885-1886

  • Effectue son service militaire, à Paris et en un an seulement, grâce à l’appui de Coquelin aîné. Il exécute plusieurs portraits d’officiers et de membres de leur famille.

1886

  • Obtient une bourse de voyage à la suite de l’exposition à la SAF en 1885.
  • Deux portraits à la SAF et trois tableaux à la SLAA.
  • Fin novembre 1886 – début janvier 1887, voyage en Belgique et en Hollande en compagnie des peintres Henri Royer et Armand Lejeune. Il est enthousiasmé par la peinture hollandaise du XVIIe siècle.
  • Décès de Théodore Devilly, qui l’affecte profondément.

 1887

  • En avril-mai, voyage en Italie (Gènes, Venise, Rome, Naples et, probablement, Florence). Il visite ensuite Tunis qui le séduit.
  • Deux portraits à la SAF (mai-juin).
  • Exécute l’une de ses œuvres les plus attachantes, Jeune nancéienne dans un paysage de neige (0202-H).

1888

  • Voyage à Londres en avril avec le fils de Constant Coquelin, Jean. La ville ne lui plaît guère et il a le mal du pays. Néanmoins, selon Henri Claude p. 73, il y retournera à plusieurs reprises, sa réputation de portraitiste lui valant des commandes.
  • Contribue avec quinze tableaux à l’exposition du Groupe des 33 organisée par la galerie Georges Petit à Paris, galerie réputée qui attire une large clientèle.
  • Participe à la SAF (mai-juin) avec deux tableaux dont une ambitieuse toile Les canotiers de la Meurthe (n°0198-H).
  • Envoie à la SLAA (novembre- ) quatre aquarelles et deux tableaux, dont l’une de ses œuvres les plus connues, Les amoureux (n°0247-H).

1889

  • Présente quinze tableaux à la deuxième exposition du Groupe des 33 à la galerie Georges Petit (janvier).
  • S’installe à Paris au 11 bd de Clichy, dans l’ancien atelier du peintre nancéien Auguste Feyen-Perrin (1826-1888), qu’il conservera jusqu’à sa mort. Il n’y vit pas en permanence, alternant les séjours à Paris et à Nancy.
  • Deux tableaux à la SAF (mai-juin). La Toussaint (n°0243-H) reçoit un accueil triomphal tant des critiques que du public. Friant obtient le Prix du Salon ainsi qu’une bourse de 10 000 F pour deux années de voyage (dont une en Italie où il n’ira pas) (n’apparaît pas ds la liste des boursiers du cat du salon.) La Toussaint est acquise par l’Etat pour le musée du Luxembourg.
  • Dix tableaux à l’Exposition décennale de l’art français qui a lieu lors de l’Exposition universelle (octobre-novembre). La qualité de la sélection, qui comprend plusieurs de ses chefs d’œuvre, lui vaut une médaille d’or puis la Légion d’honneur.
  • Sa réputation se répand à l’étranger grâce au marchand Goupil (associé à Knoedler, actif à New York) qui commence à diffuser des reproductions de ses œuvres, ce dont il tire des revenus non négligeables.
  • Encensé, flatté, considéré depuis le décès de Jules Bastien Lepage comme le maître du Naturalisme – aux côtés de Pascal Dagnan Bouveret -, Friant est au faîte de la gloire. Il a 26 ans.

1890

  • Le Salon parisien se scinde en deux. Friant participe à la création de la Société Nationale des Beaux-Arts (SNBA) et est l’un des membres sociétaires. Plus ouverte aux courants artistiques modernes et permettant d’exposer plus de deux tableaux, la SNBA a aussi le mérite de s’ouvrir aux Arts décoratifs.
  • Neuf tableaux à la SNBA (15 mai-début juillet).
  • Grâce à la bourse obtenue l’année précédente, voyage à Londres. Accompagne à Alger l’explorateur nancéien Paul Crampel puis se rend à Monaco où il retrouve Henri Royer. Ils y exécutent des portraits du célèbre couturier Charles-Frederick Worth et de membres de sa famille (claude p 87).
  • Huit tableaux à la SLAA (automne).
  • Fin 1890-début 1891, retourne aux Pays-Bas (selon cat 2016-17 p 187 et claude p. 87). 

1891

  • Voyage en Espagne où il découvre Velasquez. Retourne peut-être à Londres (Thomas p. 17).
  • La ville de Nancy lui commande deux panneaux pour la décoration du grand salon de l’hôtel de ville de Nancy. Il choisit un thème champêtre, qu’il intitule Les jours heureux (n°0375-H et 0376-H).
  • Ombres portées (n°0284-H) est présenté à la SNBA (15 mai-début juillet), avec trois autres tableaux.

1892

  • Janvier-mars : voyage en Espagne (encore ?) et en Algérie avec le fils de Charles de Meixmoron de Dombasle, Raoul. Plus qu’en 1887 et 1890, Friant est ébloui par les couleurs et l’intensité de la lumière d’Afrique du Nord.
  • L’installation à Nancy de la statue de Claude Gellée dit le Lorrain par Auguste Rodin crée des remous auprès du public nancéien. Friant, comme plusieurs autres artistes, défend énergiquement la sculpture dans une lettre ouverte.
  • Parallèlement à la Société lorraine des Amis des Arts (SLAA), une Association des Artistes Lorrains est créée, qui organise également un Salon annuel. Friant est l’un des membres fondateurs et y présente six tableaux (novembre-décembre). À vérifier
  • Membre de la délégation de la SNBA
  • Cinq tableaux à la SNBA (15 mai-juillet). Parmi eux, Les souvenirs (n°0285-H), acquis par la ville de Paris. 
• Huit tableaux à la SLAA.

 1893

  • Neuf tableaux à la SNBA (15 mai-juillet).
  • Le 27 mai, vente de la collection Coquelin à la galerie Georges Petit. Y figurent dix tableaux de Friant qui obtiennent des prix importants.
  • Son intérêt pour l’aérostatique se fait de plus en plus vif. En juillet, il fonde avec Eugène Corbin une société aérostatique à Nancy. Sa passion pour les ascensions en ballon lui vaudra un grand nombre d’artifices et se traduira picturalement avec Les nuées (n°0420-H).
  • Envoie Ombres portées (n°0284-H) et le Portrait d’Antonin Proust (n°0301-H) à l’exposition Universelle de Chicago.
  • Neuf tableaux à la SLAA (novembre…).

1894

  • Six tableaux à la SNBA (avril-juin).
  • Neuf œuvres à la SLAA (octobre-décembre). Le Pain (n°0346-H) est acquis par le musée de Toul.
  • Participe à Exposition d’Art Décoratif et Industriel Lorrains, Nancy (juin-août) avec plusieurs œuvres dont deux panneaux de bois brûlés et une reliure.

1895 

  • Nommé membre supplémentaire de la commission d’examen de la SNBA (avril).
  • Offre au musée de Nancy un autoportrait (n°0372-H).
  • Expose à la SNBA (avril-juin) les deux panneaux décoratifs pour l’Hôtel de ville de Nancy, Les jours heureux (n°0375-H et 0376-H), ainsi qu’un pastel.
  • Sept tableaux à la SLAA (octobre-décembre).

 

1896

  • Une première biographie d’Emile Friant, rédigée par Charles de Meixmoron de Dombasle, paraît dans les Mémoires de l’Académie de Stanislas. Il y est indiqué que le peintre a déjà produit plus de 200 oeuvres.
  • Six tableaux à la SNBA (avril-juin), dont Fiançailles qui participe ensuite à l’exposition aux Carnegie Arts Galleries, Pittsburgh. Vérifier avec Agnès.
  • Quatre tableaux à la SLAA.

1897

  • Le 11 février, décès de son père.
  • Trois tableaux à la SLAA (octobre-novembre).

1898

  • En janvier, création à Nancy du Cercle des Arts, chargé de promouvoir l’art sous toutes ses formes.
  • Emménage dans une vaste maison-atelier au 15 rue Ligier-Richier, Nancy, qu’il gardera jusqu’à son décès.
  • 11 octobre : décès de Camille Martin, proche ami de Friant.
  • A la SNBA (mai-juin) Douleur (n°0405-H), considéré comme le pendant de La Toussaint, reçoit un accueil mitigé.
  • Deux tableaux à la SLAA (octobre-novembre).

 1899

  • En juin, publication d’un long article sur Friant par Emile Hinzelin dans « La Lorraine artiste ». Y est longuement évoquée sa passion pour l’aérostation.
  • Huit tableaux à la SNBA (mai-juin) et le même nombre à la SLAA (octobre-novembre).

1900

  • Huit tableaux à l’Exposition décennale des Beaux-Arts organisée durant l’Exposition Universelle. Reçoit une médaille d’or pour l’ensemble de son œuvre.
  • Prend part à plusieurs concours d’aérostation dans le cadre de l’Exposition universelle.
  • Son activité de dessinateur de portraits et de graveur se développe. Elle prendra progressivement le pas sur la peinture.
  • Contribue à l’exposition Portraits d’acteurs dramatiques à la galerie Georges Petit (octobre), avec une série de …. portraits des Coquelin.
  • Treize tableaux à la SLAA (octobre-novembre).

1901

  • En février est fondée l’Alliance provinciale des industries d’art, plus communément appelée Ecole de Nancy. Friant est l’un des 36 membres du comité directeur.
  • Cinq tableaux à la SNBA (avril-juin).
  • Promu officier de la Légion d’honneur (juillet).
  • En août le conseil général de Meurthe-et-Moselle lui commande la décoration du plafond central et de deux panneaux ovales pour la salle des fêtes de la préfecture de Nancy. Les sujets sont La Lorraine protectrice des arts et des sciences (n°0471-H) pour le plafond, Le Rêve porté par la Chimère (n°0469-H) et L’Action aux prises avec la Difficulté (n°0468-H) pour les panneaux.
  • Onze tableaux à la SLAA (octobre novembre).

1902• Exécute les tous premiers dessins préparatoires pour une immense toile décorative En pleine nature (n°0541), qu’il n’achèvera qu’en 1924.

  • Six tableaux à la SNBA (avril-juin) et trois tableaux à la SLAA (octobre-novembre).

 

1903

  • La SAF et la SNBA se voient concurrencées par la création du Salon d’Automne qui attire principalement les jeunes artistes novateurs.
  • Trois tableaux à la SNBA (avril-juin), un seul à la SLAA (octobre-décembre).

1904

  • En juin, Louis Majorelle rachète la galerie Bing, 22 rue de Provence à Paris. Friant y exposera à plusieurs reprises.
  • Cinq tableaux à la SNBA (avril-juin) et plusieurs tableaux à la SLAA (novembre-décembre).

1905

  • Scandale de l’exposition des « Fauves » au Salon d’Automne.
  • Devient membre du jury de la SLAA (selon Sicard lenattier).
  • Cinq tableaux à la SNBA (avril-juin) et deux tableaux à la SLAA (octobre-décembre).

1906

  • Nommé en février professeur de dessin aux cours du soir de l’École des Beaux-Arts de Paris, en remplacement de Luc-Olivier Merson. Il occupera ce poste jusqu’à son décès en 1932. Sa présence à Paris se fait en conséquence plus régulière.
  • Quatre tableaux à la SNBA (avril-juin) dont les deux panneaux destinés à la préfecture de Meurthe-et-Moselle (n°0468-H et 0469-H). Quatre tableaux à la SLAA (octobre-novembre).
  • Le 9 juin, vente d’une partie de la collection Coquelin aîné à la galerie Georges Petit à Paris, qui comprend …… œuvres de Friant. Les prix obtenus, inférieurs à ceux de la vente de 1893, montrent la désaffection progressive pour le Naturalisme.

1907

  • En avril, les peintures pour le décor de la salle des fêtes de la préfecture sont livrées et mis en place.
• Quatre tableaux à la SNBA (avril-juin) .
  • Le 25 septembre, décès de sa mère.

1908

  • Participe à la création de la Société internationale de la gravure originale en noir, dont il est vice-président et Auguste Rodin président.
• Trois tableaux à la SNBA (avril-juin) dont La peine capitale (n°0489-H).

1909

  • Décès successifs de Coquelin aîné le 27 janvier et de Coquelin cadet le 8 février, qui le chagrinent profondément.
  • Un portrait à la SNBA (avril-juin).
  • Deux tableaux ? à l’Exposition internationale de l’Est de la France (mai-octobre). ?? Vérifier
  • Durant l’Exposition internationale, des fêtes aéronautiques sont organisées. Friant effectue des vols avec l’aviateur Roger Sommer. 
• Deux tableaux à la SLAA. 
• Quatorze tableaux à la Rétrospective des meilleurs artistes lorrains hors concours récompensés aux salons parisiens, Nancy. (verifier ds le catalogue d’époque, Sanchez incomplet ?)

 

1910

  • Eugène Corbin commence à organiser des expositions consacrées aux artistes lorrains dans la galerie d’art des Magasins réunis, appelée « Maison des Magasins réunis » à Nancy. Friant y exposera régulièrement.
  • Trois tableaux à la SLAA (octobre).

1911

  • Trois tableaux à la SNBA (avril-juin), un pastel et un tableau à la SLAA.

1912

  • Huit tableaux de Friant participent à l’exposition Les pompiers à la galerie Georges Petit (janvier), dont plusieurs de ses chefs-d’œuvre des années 1880-1890 comme La discussion politique (n°0259-H) et Le repas frugal (n°0341-H).
  • Le 20 juillet, décès de Charles de Meixmoron de Dombasle.
  • Reçoit la commande d’un timbre pour célébrer la première liaison postale aérienne entre Jarville et Lunéville. Il réalise sept vignettes. Une seule sera retenue pour la réalisation du timbre.
  • La gravure l’occupe de plus en plus.
  • Un tableau à la SNBA (avril-juin) et deux tableaux à la SLAA (septembre-novembre) vérifier cat d’époque.

1913

  • Quatre tableaux à la SNBA (avril-juin) dont L’oiseau blessé (n°0507-H). Le même nombre à la SLAA (octobre).

1914

  • A l’Exposition d’art impressionniste organisée à Nancy fin février par Charles Vildrac, propriétaire d’une galerie d’art moderne à Paris, Eugène Corbin présente plusieurs œuvres d’artistes lorrains de sa collection, dont Friant.
  • Quatre tableaux à la SNBA (avril-juin).
  • Déclaration de la guerre en août.
  • Les Salons de Paris et de Nancy sont déprogrammés jusqu’en 1918 (Paris) et 1920 (Nancy). Vérifier

1915-1916

  • A l’initiative de Friant, les œuvres d’art les plus précieuses du musée des Beaux-Arts de Nancy sont entreposées à Troyes.
  • Trop âgé pour prendre part directement au conflit, il participe néanmoins à l’effort de guerre. Il dessine, entre autres, des affiches à caractère patriotique, effectue des vols de repérage au-dessus des lignes ennemies, rend compte de la vie des soldats au moyen de dessins et de photographies.
  • Travaille sur le camouflage des avions et met au point un réservoir increvable pour ceux-ci.
  • Peint très peu pendant la guerre. Seul Nos poilus (n°0514-H) est à ce jour répertorié.

1917

  • Participe à des missions artistiques aux Armées (août, septembre, novembre, puis janvier 1918). Les œuvres réalisées sont exposées au musée du Luxembourg.

1918

  • Réalise des dessins d’audience lors des procès pour trahison.
  • Expose Nos Poilus (n°0514-H) à l’Exposition au profit des œuvres de guerre, organisée conjointement par la SAF et par la SNBA (mai-juin). Vérifier

A partir 1918, rechercher cat. SAF à la doc d’Orsay

1919

  • Salue le retour au sein de la mère patrie des provinces perdues au moyen de dessins, aquarelles et lithographies.
  • Cinq tableaux à la seconde Exposition au profit des œuvres de guerre, organisée par la SNBA jointe à la SAF.

1920

  • Cesse d’exposer à la SNBA, préférant la SAF, plus institutionnelle, confirmant ainsi son virage vers un art conventionnel.
  • Sept tableaux à la SAF.
  • Reprise des expositions de la SLAA.

1921

  • Nommé membre de la Commission de surveillance du musée des Beaux-Arts de Nancy.
  • La banque de France lui commande deux projets pour un nouveau billet de banque de 500F (n°0542-H).
  • Quatre tableaux à la SAF, huit huiles et un pastel à la SLAA (septembre-novembre). Dont retour d’enterrement (vérifier L’Éclair de l’Est 3 oct. 1921)

1922

  • Fait don à sa ville natale, Dieuze, d’un certain nombre de documents et de lithographies.
  • Trois tableaux à la SAF et un portrait à la SLAA (pas in Sanchez).

1923

  • Élu le 9 juin à l’Académie des Beaux-Arts, au fauteuil de François Flameng une consécration à laquelle il aspirait depuis longtemps. Il a 60 ans.
  • Création du comité Nancy-Paris dans le but est d’initier le public nancéien à l’art moderne sous toutes ses formes. La peinture du nouvel académicien est critiquée, voire moquée. L’un des membres du comité, Maurice Boissais, ira jusqu’à dire, injustement, que Friant était un excellent peintre « dont la mort pour les arts remonte à 1890 »!
  • Un tableau à la SAF et un tableau à la SLAA (septembre-novembre).

1924

  • Friant devient associé correspondant à l’Académie de Stanislas à Nancy.
  • Présente … tableaux à la SAF (avril?), dont l’immense En pleine nature (n°0541-H).
  • Le 27 septembre, grand banquet organisé à Nancy par René Wiener, en hommage à la réception de Friant à l’Institut. Le Directeur du Ministère des Beaux-Arts, plusieurs personnalités officielles et un grand nombre d’artistes lorrains sont présents. Le menu, humoristique, est dessiné par Friant (n°1032-A/G et 1041-A/G).
  • Une Rétrospective Emile Friant (septembre-octobre) à la SLAA rassemble trente-neuf œuvres dont deux tableaux vérifier ds le catalogue d’époque.

1925

  • Huit tableaux et deux aquarelles à la SLAA (septembre-novembre).

1926

  • Quatre tableaux à la SLAA (septembre-novembre).

1927

  • Un tableau à la SAF et trois tableaux à la SLAA (octobre-novembre).

1928

  • Un tableau à la SAF. Quatre tableaux et deux pastels à la SLAA (octobre-novembre).

1929

  • Deux tableaux à la SAF et trois tableaux à la SLAA (octobre-novembre).

1930

  • Travaille à une monographie en collaboration avec Arsène Alexandre. Un premier tirage titré Emile Friant est réalisé en 1930.
  • Un tableau à la SAF et quatre tableaux à la SLAA (octobre-novembre).

1931

  • Promu Commandeur de la Légion d’honneur (août).
  • Maurice Garçot publie un long article sur Friant dans « La Revue Lorraine illustrée ».
  • Un tableau à la SAF quatre tableaux à la SLAA (octobre-novembre).

1932

  • Lègue son fonds d’atelier à la ville de Nancy.
  • Un tableau à la SAF.
  • Décès le 9 juin à Paris. Les obsèques ont lieu le 12 juin en l’église Notre-Dame-de-Lorette, Paris. Les honneurs militaires lui sont rendus et le Président de la République est représenté (thomas p 25).
  • Enterrement le 13 juin à Nancy, au cimetière de Préville qui a servi de décor à son œuvre la plus célèbre, La Toussaint.
  • Jean-Louis Burtin, exécuteur testamentaire de Friant, est chargé de la publication de la monographie sur Friant rédigée par Arsène Alexandre en 1930.
  • Décès de Jean-Louis Burtin en 1940. La monographie sera publiée après la guerre, en 1946 à Nancy.
  • Rétrospective EF en 1932 ?? Trouver cat d’époque

1933

  • Une quinzaine de tableaux de Friant est présentée à la Rétrospective du centenaire de la SLAA.