Huile sur toile
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Offert par l’artiste au Sénat, palais du Luxembourg, Paris, 1926, don accepté en 1931 (inv. Lux 88.70084) ;
Dépôt du Sénat au musée en 2006 (vérifier).
Anon., 1924 (i) ;
Anon., 1924 (ii)
G. G., 1924, p. 8 repr. ;
P. L., 1924, p. 356 ;
Sadoul, 1924, p. 502 ;
Charensol, 1926, pp. 233-236 ;
Anon., 1928 (ii), repr. ;
Alexandre, 1931, p. 70 repr. ; p. 79 ;
Garçot, 1931, p. 66 repr., p. 83 ;
Hunziker, 1932, p. 2 ;
Royer et al., 1933, pp. 57, 65, 97 ;
Alexandre, 1946, p. 28 ;
Cat. exp. Nancy, 1988, pp. 14, 28 ;
Meslay, 1994, p. 72 repr. ;
Goichon, 2002, p. 74 repr. ; pp. 75-80 ;
Thomas, 2002, pp. 24, 34, 112, 372-373 repr. ; pp. 374-378 repr. de dessins préparatoires ;
Claude, 2005, p. 170 ;
Bourdieu-Weiss et al., 2011, n°109 repr. ;
Cat. exp. Ornans, 2012, p. 152 repr. ;
Villeneuve, 2016, pp. 2, 11 repr. ;
Cat. exp. Nancy, 2016-17, p. 199 repr. ; p. 200 ;
Fayet, s. d., p. 2 ;
Commencé en 1902, ce tableau monumental ne fut achevé qu’en 1924. La lente élaboration ne se fit pas en continu et connut des interruptions, parfois longues, notamment durant la Première Guerre Mondiale. De nombreux dessins, croquis et études préparatoires existent. De plus, Friant a utilisé la photographie pour élaborer l’œuvre : plus de 500 plaques photographiques ont été retrouvées, sans oublier celles qui ont pu être cassées ou perdues. Chaque groupe de personnages a fait l’objet d’un grand nombre de clichés, dans le but de saisir les attitudes et les expressions.
Illustration du mythe de l’âge d’or, cette évocation arcadienne d’une harmonie idéale entre l’homme, la nature et les animaux, est en conformité avec les goûts des artistes du début du XXe siècle et doit être rapprochée du mouvement naturiste. Cette œuvre immense et ambitieuse peut être considérée comme le testament artistique de Friant. Le tableau fut diversement apprécié par la critique.
“Friant dévêt “En pleine nature” et anime d’une joie un peu forcée des personnages aux formes rubéniennes” (P. L. 1924, op. cit.).
“En pleine nature, toile bien venue où nous retrouvons la peinture fraîche et gaie du Friant d’avant-guerre. Toute la partie droite du tableau est charmante ; un soleil doré joue sur les chairs bien modelées, et la joie éclate dans les ébats naïfs” (G. G. 1924, op. cit.).
“C’est loin à mon avis d’être une des meilleures œuvres du récent membre de l’Institut. La critique a été assez réservée d’ailleurs au sujet de ce tableau au dernier Salon de Paris” (Sadoul, 1924, op. cit.).
Camille Goichon, dans sa thèse ( 2002, op. cit.) cite plusieurs critiques et illustre quelques-unes des photographies utilisées par Friant.
La jeune femme agenouillée, à droite du cheval, est Jeanne Armbruster, selon Thomas (2002, op. cit.).
Tableau exposé au Sénat dans la salle Berthelot jusqu’en 1931.
N°0530-H à 0540-H ;
Nombreux dessins préparatoires (Nancy, musée des Beaux-Arts ; cf. Thomas 2002, op. cit.)