Inspiré par le premier chapitre du roman d’Edmond de Goncourt, Les frères Zemganno. Roger Marx, 1883 (i) op. cit., décrit le tableau : Friant “enlève prestement sur la toile la plus jolie scène qu’on puisse imaginer, Les tribulations de Rabastens ; c’est fait de chic mais, malgré cela, il faut déjà une bien grande organisation artistique pour composer de la sorte : le groupe formé par le pitre et l’Hercule endormi est tout à fait charmant, la danseuse du fond aussi ; seulement on voit un peu trop que le paysage n’a pas été pris sur nature”.
“Esquisse lâchée, de bonnes parties cependant. Un Hercule est couché en plein champ, sa voiture derrière lui. La danseuse de la troupe fait des effets de jambes un peu plus loin. Le raccourci de l’Hercule ne manque ni de vigueur ni de naturel” (R. V., 1882, op. cit.).
Longuement décrit dans l’article signé E. A. en 1882 … (fonds Wiener SHLML C 02). Ce tout petit tableau montre ” une immense voiture peinte d’une large bande orange sur sa couverture de zinc oxydée et rouillée et qui avait devant une espèce de petit porche…. Près de Rabastens (Hercule d’une troupe de foire) qui dort étendu sur un tertre de gazon, le pitre, un petit vieillard aux cheveux gris …. chatouille le nez de l’Alcide (ou Hercule) avec un fétu de paille. Sur l’horizon se découpe la silhouette d’une jeune femme…. Ses mains croisées sur sa poitrine serre (un châle) autour de son cou…”.